Négociations salariales dans la métallurgie : FO Métaux maintient la pression
Face au regain de l’inflation et à la revalorisation du SMIC au 1er juin, FO Métaux a pleinement pris ses responsabilités en demandant la réouverture des négociations sur les salaires minima hiérarchiques. Pour FO, il était hors de question de laisser la grille salariale se faire progressivement rattraper par le SMIC, au détriment de la reconnaissance des qualifications et du pouvoir d’achat des salariés.
Lors de la séance de négociation du 6 octobre, FO Métaux a fermement contesté la proposition particulièrement insuffisante de l’UIMM ( Syndicat patronal). Celle-ci se limite à repositionner le niveau A1 au SMIC annualisé et le niveau A2 à seulement 200 euros au-dessus, sans aucune augmentation pour les seize autres niveaux, de B3 à I18.
La proposition patronale représente une hausse moyenne de seulement 0,234 %, soit environ 0,23 % sur l’ensemble des dix-huit niveaux, rattrapage du A1 inclus. Pour FO Métaux, ce simple ajustement technique de la grille est très loin de répondre aux attentes des salariés. Il ne constitue pas une véritable politique d’augmentation salariale et ne permet ni de préserver durablement le pouvoir d’achat, ni de reconnaître justement les qualifications, les compétences et l’évolution professionnelle.
Face à cette proposition, FO Métaux maintient clairement sa revendication : une revalorisation de 3 % de l’ensemble de la grille des salaires minima hiérarchiques. Notre position est simple : la revalorisation ne doit pas se limiter aux premiers niveaux pour répondre mécaniquement à l’évolution du SMIC. Elle doit bénéficier à l’ensemble de la grille afin de préserver les écarts entre les classifications et de garantir une réelle reconnaissance des qualifications.
Une nouvelle séance de négociation est prévue le 4 novembre. FO Métaux y portera à nouveau cette exigence avec détermination. La Fédération continuera d’utiliser pleinement la négociation collective pour obtenir des augmentations salariales réelles, générales et durables, à la hauteur des attentes des salariés et des ambitions portées par notre convention collective nationale.
Pour FO, une grille salariale ne doit pas simplement suivre le SMIC : elle doit reconnaître les qualifications, garantir une véritable progression salariale et assurer aux salariés leur juste part de la richesse créée.



